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Le B.A. –BA pour mener une partie de jeu de rôle
Lundi, 02 Juillet 2012 23:01

Devenir MJ : simple comme bonjour ? 

Expliquer comment devenir meneur de jeu et animer une partie, si on doit parer au plus rapide et au plus direct, nécessite de décomposer le jeu de rôle en briques les plus élémentaires possibles. Il faut que la personne soit une bonne animatrice de groupe, ait un certain sens de la description, de l’oralité, sache interpréter des personnages vivants et truculents. Mais au delà de cela, il faut qu’il comprenne le fonctionnement intrinsèque d’une partie de jeu de rôle.

La « boucle » classique

Attention : dans cet article, on ne parle absolument pas des jeux inspirés des théories forgiennes qui renversent et bouleversent les codes établis du jeu de rôle. Dans ces jeux, les règles du jeu vont en général définir l’évolution de la partie, soit en suivant un certain nombre de phases, soit en prévoyant une certaine répartition de la parole entre les joueurs et l’éventuel meneur. Dans tous les autres jeux, le déroulement de la partie peut se résumer à ces fonctions élémentaires :

1.     Le MJ décrit une situation, de la façon la plus vivante et la plus imagée possible

2.     A un moment donné, le MJ pose la question aux joueurs « Que faites-vous ? » pour leur donner l’opportunité d’interagir dans l’histoire

3.     Les joueurs élaborent leur réponse, soit en décrivant les actions de leur personnage, soit en interprétant leur personnage

4.     En fonction de ses réponses, le MJ doit improviser une nouvelle situation et éventuellement demander aux joueurs d’utiliser le système de résolution pour savoir si l’action entreprise réussit ou non, afin d’obtenir une indication sur le développement de l’histoire

5.     Le MJ prépare alors la nouvelle situation, à partir des éléments du scénario, de la partie qu’il a du improviser en fonction des actions des joueurs et de l’éventuel résultat donné par le système de résolution. On repart alors à l’étape 1.

Les petits interstices : « Que faites-vous ? » et « Fais-moi un jet » 

On pourrait donc se dire, à peu de choses près, qu’un bon meneur de jeu est un meneur qui va pouvoir maîtriser ces différentes étapes (attention on ne parle ici que d’animation de la partie, pas d’écriture de scénario ou de gestion de campagne) individuellement. Donc cela signifie, comme on l’a dit, savoir décrire, savoir improviser, savoir intégrer le scénario.

Mais cela veut aussi dire savoir poser les bonnes questions au bon moment. Et c’est cela qui va, subtilement, donner le tempo de la partie. Outre la gestion globale du timing de la partie (où en est-on dans le scénario à telle heure après le début de la partie), une gestion beaucoup plus fine est celle de la fréquence de cette boucle et de ses répétitions.

Poser la question « Que faites-vous ? » trop souvent ou trop peu souvent peut être nuisible au plaisir de jeu. Si le MJ la répète trop, les joueurs auront l’impression de ne pas avancer, de se répéter ou de ne pas avoir assez de répondants en face. La poser trop peu souvent endormira les joueurs, en leur donnant l’impression que le MJ s’écoute parler et ne leur permet pas d’interagir. Il faut donc trouver le juste milieu. D’autant plus que ce tempo peut lui-même varier au cours d’une partie : dans une scène d’action ou de combat, la question sera mécaniquement posée beaucoup plus souvent que dans une scène de description plus tranquille.

Il en va de même sur l’utilisation du système : demander trop de jets de dés (ou d’utilisation de la mécanique de résolution pour les jeux sans dés) ou en demander trop peu risque de compromette le plaisir de jeu des joueurs. Dans le premier cas, il y aura trop de risques d’échec, ou bien un jeu trop lent. Dans le second, les PJs peuvent se sentir frustrés de ne pas pouvoir agir ou déployer tout le potentiel de leur personnage. Et à nouveau, la fréquence de cette boucle pourra évoluer en fonction du moment dans le scénario, de l’effet recherché, du style de jeu voulu et du système utilisé.

 

Pas évident donc d’expliquer le rôle du MJ facilement à des débutants. Mais clairement, une notion fondamentale (et parfois négligée des MJs expérimentés), c’est le timing des deux questions cruciales de la « boucle » de déroulement classique de la partie « Que faites-vous ? » et « Fais-moi un jet ». Nous reviendrons surement bientôt plus en détail sur ces deux points séparément, mais vous, comment faites-vous dans vos parties ?

Bon jeu à tous !

Commentaires
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Prince_Noir  - AU FEELING   |2012-07-03 11:10:22
En général cela dépend du genre de joueurs que j'ai à ma
table.

Principalement à 75% des joueurs qui "ont de la bouteille" et
ont l'habitude de s'impliquer et prendre des initiatives. Et pour lesquels donc
il n'y a souvent pas besoin de lancer un "que faites-vous ?". Puisque
bien souvent avec ce genre de joueurs, tu finis à peine de description qu'ils
t'assaillent de questions (pour savoir si il y a une sortie de secours, des
objets qu'ils pourraient utiliser, et caetera)

Mais de temps en temps
j'accueille un jeune joueur ou joueuse. Et là, je suis "au petit soin",
afin que celui-ci (parfois trop timide) ne se sente pas trop perdu. Je lui tend
alors souvent "la main". Pour l'inciter à réagir avec son personnage
notamment.

L'important avec le jeune joueur est de trouver l'équilibre entre
lui donner "trop d'informations" ou "pas assez". Afin qu'il
puisse correctement comprendre la situation dans laquelle son personnage se
trouve.

Un petit peu de "roublardise", notamment en récompensant les
autres joueurs pour leur initiative personnelle, finit en général de motiver
ce dernier à participer lui aussi.
Réorx   |2012-07-03 18:16:48
article sympa. C'est quoi les théories forgiennes ?
Puppilly  - Aaah, le timing...   |2012-07-22 13:45:07
Aaah, le timing...
Comme il peut parfois être difficile à gérer. Mais je
crois, qu'après quelques heures de jeu, on l'a ou on ne l'a pas. Si
on ne l'a pas, peut-être vaut t-il mieux retourner de l'autre côté de
l'écran de meneur de jeu ? Malheureusement, ça ne s'apprend
pas facilement.
Alors, certes, il est plus simple d'être MJ après
avoir été PJ mais quoi qu'on en dise parfois l'expérience ne suffit pas
et il est bien ardu d'apprendre à être MJ à quelqu'un qui n'en a
pas la fibre.
Ne pensez-vous pas ? 
Cordialement.
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